mardi 27 février 2007

Le fait...

...de ne pas avoir accès à Internet de chez-moi me tanne un peu, mais c'est peut-être mieux ainsi, après tout; ça me permet un certain recul, ce qui n'est vraiment pas un luxe dans l'étincelant univers de l'instantanéité.

lundi 26 février 2007

Petit jeu assez convenu...

...j’en conviens, mais c’est un classique. Par ailleurs, il me semble plutôt approprié sur un blogue naissant… alors voici mes J’AIME et J’AIME PAS !

J’AIME
Les chats (non ?!?)
Les documentaires animaliers
Mafalda
Les hommes qui font de la calvitie et qui l’assument
La danse contemporaine (même si je n’y connais que dalle)
La Gaspésie
La guitare, le violoncelle, le Hammond B3, les percussions…
Les levers de soleil, les couchers de soleil… le soleil tout court !
Les cimetières
Lire, écrire
L’odeur du pain qui cuit, d’un bébé, d’une marguerite, du lilas, du cèdre, d’un crayon de bois fraîchement aiguisé, de la mer…
Le bois
Le chocolat
Danser
Les dictionnaires
L’eau
Bitcher (hum… voui.)
Tout ce qui est aux fraises
Les grands arbres solitaires au milieu d’un champ
La lenteur, la langueur, la paresse
Le sushi
Me baigner
Les yeux
Les draps propres, surtout s’ils ont séché sur la corde à linge, dehors
Le vitrail
Jouer aux cartes
Les baleines
Flamber 20 piasses chez Dollarama
Les livres de recettes
Les enfants
La mosaïque
Le camping
Me faire jouer dans les cheveux
Les bonbons Campino
Les musées
Les routes de campagne
Les nuages qui ressemblent à des boules de ouate
Peter Gabriel, Elvis Presley, Jack Nicholson
Rire
Le BBQ
Le Bailey’s, et la Haagen-Daaz au Bailey’s
Les Post-It
Toucher, tripoter, caresser, observer avec ma peau
La pleine lune
Les boîtes, les paniers, les coffres
Peindre
Conduire une voiture
Cuisiner et improviser des recettes (suis spécialiste du Touski)


J’AIME PAS
Les sans-dessins qui se trouvent drôles en humiliant systématiquement les grosses
Les pubs des teintures à cheveux, de rasoirs, de shampooings… à propos de pub de shampooing, y’en a un (ou est-ce plutôt "une" ?) à qui je ferais non pas une "chevelurapie", mais une "claquederrièrelatêterapie"...
Les poils dans le bain… en fait, les poils tout court n’importe où ailleurs que sur le corps d’où ils viennent
Les voix de chanteuses nasillardes
Normand Brathwaite, Michèle Richard, Yves Corbeil, Richard Martineau
Les pieds (au propre comme au figuré)
L'injustice
Les olives, les pickles, les p’tits oignons sûrs
Mes dettes
Avoir le hoquet
Les gens qui s’outre-parfument
L’odeur de l’asphalte, de l’essence, de moufette, des vidanges
Les "kids Kodak" (les prêts à tout pour être vus, photographiés, filmés)
Tout ce qui est aux raisins
Partager ma toilette
L’indifférence
Les incompétents
Travailler de 9 à 5 dans un bureau avec des murs en tapis, éclairé aux fluorescents (l’émission "La Job" constitue en ce sens la mise en scène de mon pire cauchemar)
Le rap, le hip hop, le classique, l'opéra
Prendre le métro
La bière
Avoir froid au nez
La mélamine
Prendre l'avion
Les stores
Avoir la peau des doigts plissée par l'eau
Les téléphones cellulaires
Les nouvelles, les jeux et quiz télévisés, la télé-réalité
Les gens qui commencent toutes leurs phrases par "Écoutez"
Quand le rideau de douche me colle dessus
Les mufflers volontairement tonitruants
Avoir le dessous des ongles sale
Les gens qui mangent la bouche ouverte
Déménager

samedi 24 février 2007

Marc a la réponse !

Marc Laviolette, ex-président de la CSN et candidat péquiste dans Soulanges, commente le tenage systématique de mentons libéraux: "On est en campagne électorale ! Les Libéraux disent: Mentons, mentons, mentons !"
Yaaouuuh ! That's it, Kermitt.

Une visite prolifique

Ce matin, suis allée passer quelques heures à la clinique médicale, bicoze un michant rhube. Absorbée par un très hip et très chiffoné Sélection du Reader's Digest datant de septembre 2002, j'ai bien ri en lisant ceci:
Vous savez que vous êtes entré dans l'ère virtuelle quand:
- Vous essayez de composer votre mot de passe sur le four à micro-ondes;
- Vous n'avez pas fait de réussite avec des vraies cartes depuis des années;
- Vous avez une liste de quinze numéros de téléphone et de neuf adresses électroniques pour joindre les quatre membres de votre famille.
- Vous bavardez en ligne, plusieurs fois par jour, avec un étranger en Afrique du Sud, alors que vous n'avez pas adressé la parole à votre voisin depuis un an.
Je riais donc toute seule comme une bonne sur mon banc, quand un bômôssieur assis en face de moi m'a gratifiée d'un sourire digne d'une pub de pâte à dents (ou d'une pancarte électorale d'André Boisclair).
- Ça l'air drôle, c'que tu lis !
- Pas pire, oui...
Et je lui tend le Reader's Digest en lui expliquant c'qui me faisait rire, et juste comme il me refaisait un autre de ses sourires... l'infirmière m'a câllée pour un premier "tri"... Questions d'usage et autre bla bla bla, je ressors de là, et...
...revenue à mon siège, je constate que le bômôssieur a lui aussi été appelé ailleurs... Dommage. J'entreprends alors de me pitouniser un bon coup avec un vieux Elle Québec. C'est là que j'ai remarqué ce lien vers un site qui met le trop quioute à l'honneur ! Chaque jour est publiée une image visant à faire sourire le visiteur, comme ce super minou qui brille, en tête du présent post. Rââooû ! =(°;°)=
Ai ensuite été appelée au bureau de la docteure au sans-rendez-vous, une blonde que je n'avais jamais vue dans cette clinique que je fréquente pourtant depuis mes trois mois... Sainte-Gougoune ! La quintessence de la maternisante ! Je vous épargne les détails, mais la médame agissait comme si elle me connaissait mieux que moi-même... J'ai retenu une ou deux répliques cinglantes et quelques fous rires devant son attitude tellement matante, j'ai tendu la main vers la prescription de cortisone en comprimés que j'étais venue chercher, en refusant obstinément les antibiotiques qu'elle tenait tant à me fourguer, et je suis sortie de la clinique; me dirigeant tranquillement vers chez-moi, profitant de ce magnifique soleil, je me suis dit: "Un bon rire, un beau sourire d'un bômôssieur, un bon site à visiter, une bonne prescription de pinunes pour ma santé... Wôw, visite prolifique à la clinique !" Y'a des journées, comme ça, ou on s'amuse d'un rien. ;o)

vendredi 23 février 2007

Errata

J'm'incline bien bas, j'ai rêvé le carré d'soie de Carole Théberge, du moins sur sa pancarte électorale. C'est que je suis tellement habituée de la voir enroulée d'dans comme un egg-roll que j'étais sûre... mais c'est confirmé: j'ai halluciné. Par contre, elle se tient toujours le menton... et selon toute vraisemblance il s'agit d'un mot d'ordre: tous les candidats libéraux se tiennent la galoche ! Por qué ? Aucune môzuss d'idée... Paternel avance l'hypothèse du "parlez-en-mal-parlez-en-en-bien-mais-parlez-en" pour expliquer cette drôle de pose: tout le temps que nous passons à nous demander c'est quoi l'fichu rapport de se tenir le menton, ben... des Libéraux nous parlons ! So... j'en parle pus, ah ha !

mercredi 21 février 2007

J'ai mal au coeur !

Non, je ne suis pas enceinte (ça s’rait ben l’boutte !).
Non, je n’ai pas pris une brosse de sucre (bien longtemps que ça ne m’est pas arrivé).
Non, je ne suis pas assise à côté de quelqu’un qui s’outre-parfume.

Ce que j’ai ? J’ai mal aux élections. Beau ne plus écouter les nouvelles (question de préserver ma santé mentale), je suis quand même très bien informée (comme si les nouvelles étaient confondables, si je puis me permettre d'inventer un mot pour l'occasion, avec l’information). Et à peine ai-je mis le nez dehors, ce matin, que je croisais partout le joufflu (bouffi ?) visage de Johnny «Je-Suis-Prêt» Charest, tout fier d’annoncer des élections provinciales le 26 mars prochain (eille, grande nouvelle !). Et… j’ai mal au cœur. J’ai mal au cœur de penser à toutes les pancartes électorales qui pourriront le paysage pendant des semaines; c’est déjà d’ailleurs commencé. À peine avais-je fermé la porte de mon domicile que j’arrivais face à Carole Théberge qui se tient le menton (à l'a-tu peur qu'y tombe ?) en souriant gentiment, enroulée dans son éternel carré de soie (pucapabbbb !). Je fais deux pas, et au coin de ma rue je suis assaillie par Mario Dumont, dont le candidat dans Lévis, Christian Lévesque (avec qui j’ai d’ailleurs partagé les bancs de la polyvalente) n’avait vraisemblablement pas eu le temps d’une séance photo… À choisir, j’aurais préféré le candidat au chef, Christian étant à mon goût plus quioute que Mario. Et Linda Goupil, a’est où, hein ? On se l’demande. Comble de mal de cœur ? J’arrive chez mon père, qui lui les écoute, les nouvelles, à grand renfort de commentaires (lire ici de gros mots bien gras)… que n’apprend-je pas ? TVA qui se munit d’un autobus de campagne, «l’autobus du peuple» ! AHRGGRH ! Une chance que j’ai horreur de vomir, parce que la télévision paternelle se serait retrouvée copieusement arrosée ! Je suis donc venue m’enfermer dans le bureau, devant cet écran, essayer de taper pour ventiler… et tapant, tapant, il me revient moult souvenirs de toutes ces campagnes électorales et référendaires auxquelles j’ai participé, dans le passé. Oui, je fus, dans une autre vie pas si lointaine, ce qu’on pourrait appeler une «militante»… Gosh, juste d’écrire le mot, la nausée me reprend ! Je vais de ce pas me foutre la tête dans la bolle ! Bllblbllb !!! (bonne journée !!!, en langage sous-marin).

dimanche 18 février 2007

Aaaahhhh !

Le bien que ça fait de passer une excellente soirée ! Mélanie et moi avons soupé au Paris Grill, à Sainte-Foy, décor original, ambiance sympathique et bonne bouffe, puis nous nous sommes dirigées vers le carré d'Youville. Avons observé quelques minutes les patineurs qui profitaient de cette douce soirée pour glisser en plein air, puis nous sommes entrées dans le Capitole. Il y avait foule ! Du haut du balcon, nous avions une très bonne vue de la scène, et le son nous rentrait d'dans à profusion. Il y a malheureusement eu un va-et-vient incessant, qui nous obstruait parfois la vue, mais bon... ça fait partie d'la game ! Parlant de partie... en première partie, nous avons eu droit à la performance époustouflante de Michael Kaeshammer. Même observées avec des petites jumelles de spectacle, ses mains se mouvaient tellement vite sur le clavier de son piano à queue qu'elles disparaissaient dans un mouvement flou ! Il a poussé quatre bonnes pièces à un public plus que réceptif, s'offrant même le luxe d'un standing ovation (pour une première partie, c'est quand même mieux que des tomates, non ?). Puis, un long long long intermède (plus de quarante minutes) avant que ne se lève enfin le rideau rouge sur le Big Band ! Une section de cuivre composée de quatre excellents musiciens, un batteur, un contrebassiste et un claviériste, qui oeuvrait en génie sur un de mes instruments préférés: un Hammond B3. Quand ce cher Colin James est enfin apparu sur la scène, c'était parti pour une enfilade de succès big band ! Certains spectateurs étaient par contre déçus qu'il n'y ait pas plus de titres blues au programme, au point de carrément quitter le spectacle... pourtant, comme je le faisais remarquer à Mel, il est bel et bien indiqué sur le billet que c'est une tournée big band... anyway. Comme je suis une tite-fille chanceuse, la seule et unique toune "non-big-band" de la soirée fut MA toune: Into the mystic, que j'aime tellement qu'il m'arrive de l'écouter en boucle pendant des heures... :o) Généreux et heureux de l'accueil des gens de Québec, Colin a donc offert un excellent spectacle, se concluant avec deux rappels chaudement applaudis. Somme toute, j'ai déjà hâte qu'il revienne faire un tour, avec cette fois-là ses (nombreux) succès blues !
Posted by Picasa

mercredi 14 février 2007

Joyeu-snif Saint-Valen-snif !

Nenon, je ne pleure pas... j'ai juste le nez plein de neige, vive les tempêtes ! :o)
Pour souligner cette Saint-Valentin, voici un texte publié à l'origine dans Impact Campus, le journal des étudiants de l'Université Laval, en 1997.
°
°
État… civil
Quoi de mieux, à l’approche de cette autre Saint-Valentin passée seule, que de vous entretenir du célibat ? Quand j’ai suggéré ce thème aux autorités, on m’a presque suppliée de ne pas, par pitié, tomber dans le mélo. J’avoue qu’a priori, ce n’est pas tellement mon style, mais la Saint-Valentin attendrit les cœurs les plus durs (ou les cœurs que l’on voudrait durs…). Toujours est-il que mon but n’est pas de vous faire brailler comme une vache (en supposant qu’une vache puisse brailler), mais bien de faire le point sur une situation qui dans mon cas s’éternise.

Le célibat… Pour certains un état transitoire de courte durée entre deux relations, pour d’autres un état de fait plus ou moins permanent, le célibat est devenu une manne (lire ici une machine à cash) pour certaines entreprises (dont j’ai déjà placoté dans cette chronique). Si le célibat des uns fait la richesse des autres, comme se vit-il concrètement ? Parfois difficilement, comme ces jours-ci, mais la plupart du temps assez bien. Je dis assez bien parce que certains inconvénients du célibat me tapent magistralement sur les nerfs. Comme ces soirs où l’on sort, la gang de copains et de copinettes : ras-le-bol d’être toujours 3, 5 ou 7, mais jamais un chiffre pair.

Et ces matantes tannantes de party des Fêtes, qui posent immanquablement la même tabarn… de question (avec un soupçon de perfidie dans la voix qui m’achale un max) : "Coudonc, Caroline, t’es encore tu-seule c’t’année ?" J’ai frappé un grand coup l’année passée en répondant (avec un soupçon d’insolence, j’en conviens) : "Ben oui, matante, j’aime mieux être tu-seule que d’être pognée à vie avec un agrès, comme toi…" J’ai la nette impression que l’année prochaine, les gentilles matantes se la fermeront au sujet de mon éventuel célibat (en supposant qu’elles me parlent).

Et cette jalousie qui me titille quand je vois ma collègue de travail se faire livrer un souper fait maison tout chaud et odorant, dans une vraie assiette, avec de vrais ustensiles, par son chum attentionné… Si vous saviez le goût ignoble d’une sandwich aux œufs des Produits Mortel, après ça… Et quand le soir je suis seule dans mon lit avec mes trois oreillers et mon toutou… et que ça me pique entre les deux omoplates ??? J’ai beau m’être procuré une main en plastique (pour me gratter, évidemment), ça manque cruellement de dialogue. Aux inventeurs en herbe, voilà une idée de génie : un grattoir en caoutchouc chauffant et parlant, qui dirait "Ça te pique-tu encore, mon amour ? Je peux te gratter toute la nuit, si tu veux !" Ça apporterait au moins un peu de réconfort…

Remarquez qu’il n’y a pas que des désagréments à la vie de célibataire. En effet, moi je n’ai pas de belle-mère envahissante dans les jambes. Et moi, je ne m’engueule pas avec l’être aimé à toutes les Soirées du Hockey. Et moi, je ne ramasse pas les bas sales de mon chum dans tous les racoins de l’appartement. Et moi, je n’ai pas à suivre un cours de cuisine intensif avec belle-maman pour que son ingrat de fils arrête de lever le nez sur son assiette. Et moi, je n’ai pas de comptes à rendre à personne. Et moi, ça me pique dans l’dos. Bonne nuit. Et bonne Saint-Valentin !

dimanche 11 février 2007

Trouvaille !

Chaque fois que je ramène des livres de la bibliothèque, je les feuillète rapidement, et souvent je trouve quelque chose. Le plus souvent c'est le reçu d'emprunt du dernier lecteur, parfois aussi un signet "funéraire"... mais hier, j'ai trouvé des chats ! Sont-y pas quioutes ? Me semble que ça va mieux retenir ma page !

Posted by Picasa

Sophie

Aujourd'hui dimanche, dernier jour de la Semaine de prévention du suicide. J’ai hésité toute la semaine à aborder ce sujet ô combien délicat. C’est finalement cette nuit, après avoir rêvé de Sophie, que j’ai compris. Compris que malgré le tabou de la mort en général, et celui du suicide en particulier, il faut oser… au moins oser y mettre des mots s’il est trop dur d’en parler, risquer quelques mots, ne serait-ce que du bout des doigts.

Jean Barbe a écrit : «Nous ne savons pas, et c’est précisément parce que nous ne savons pas que nous sommes frères et sœurs de celui qui s’est donné la mort : il ne devait pas savoir, lui non plus.» (Autour de Dédé Fortin, Leméac, 2001). À ce titre, et à plus d’un d’ailleurs, Sophie était ma sœur. Souvent, ses pétillants yeux bruns souriaient avant sa bouche, quelques micro-secondes avant, et sans s’en être aperçu, on souriait aussi, juste en même temps qu’elle…

Je vous épargne les clichés du genre «Elle avait tout pour être heureuse, elle était si belle, et si gentille, tout pour elle !» et autres lieux communs. Oh, pour être belle et gentille, elle l’était, mais pas plus que vous et moi Sophie n’avait tout pour être heureuse, pour la simple et bonne raison que d’être heureux ne vient pas de ce qu’on a, mais de ce qu’on est. Certains marchands de bonheur promettent un état permanent et totalement satisfaisant... personne n'est parfait et parfaitement heureux, tout l’temps. Sophie, si petite et mince était-elle, portait pourtant un monde sur ses épaules. Sophie était atteinte de culpabilitite aiguë : tout était de sa faute, surtout les moins belles affaires. Accumulation de culpabilités d’années en années, de jour en jour, jusqu’à celui où elle s’écroula. Tous, famille et amis, nous reprocherons toujours de n’avoir pas su la retenir, de n’avoir pu la dévier de la chute. Mais… un jour, comme ça, des années plus tard, la paix se fait, un peu, parce qu’on finit par admettre qu’on était impuissants. Que rien ni même personne n’aurait pu combler ce gouffre qui l’aspirait par en-d’dans. Que personne, vraiment personne, surtout pas elle, n’était responsable de la douleur qui devait finalement l’emporter. Personne.

Le suicide nous touche tous, chacun de nous a avec lui une relation plus ou moins intime : lui a souvent pensé à se tuer sans jamais oser, elle a un fils qui en est mort, cette autre, là, veuve prématurée d’un agriculteur qui était à bout de souffle, et lui, assis tout près de vous dans sa chaise roulante, qui a posé le geste mais qui a manqué sa shot, et un autre encore, qui se reprochera amèrement, longtemps, infiniment, de n’avoir pas su l’aimer comme elle en avait tant besoin. Et vous ? Quant à moi…je n’ai qu’une chose à en dire : un suicidaire ne veut pas vraiment mourir, mais bien cesser de souffrir.

Tous les jours je pense à Sophie, tous les jours depuis sept ans maintenant, en pensée je prends sa main, je lui souris et je lui répète que je l’aime. Ne jamais oublier Sophie, c’est encore le meilleur moyen de la garder en vie.

mercredi 7 février 2007

Cocoricoooo...


...pour rester dans le thème animalier !
Posted by Picasa

dimanche 4 février 2007

Fernando et les gros

Dimanche dernier, le peintre et sculpteur colombien Fernando Botero était de passage à l’émission Tout le monde en parle, pour souligner l’exposition de ses œuvres au Musée national des beaux-arts du Québec.

Guy A. Lecave ouvre l’entrevue de façon convenue, en soulignant les rondeurs excessives des personnages de Botero, et lui demande, avec une légère répugnance évidente, s’il est attiré par les "personnes corpulentes". Et là, cet homme que l’on qualifie de "peintre vivant le mieux coté au monde" prend un air à la fois dégoûté et amusé en tendant les mains devant lui : "Oh non ! Je ne suis jamais allé avec une grosse ! Ma femme est maigre, même très maigre !" Non, mais ! On lui aurait demandé s’il avait la lèpre ou des morpions qu’il n’aurait pas réagi autrement, ce mufle ! Comme si "d’aller avec une grosse" était la pire des abominations, qu’il ne faudrait surtout pas avouer, même sous la torture… J’vous mens pas, j’en bavais de rage sur mon fauteuil !

Si j’ai bien saisi l’argumentation un brin confuse du suffisant monsieur, un gros dans la vraie vie, c’est laid, mais un gros sur ses toiles à lui, c’est beau, ça "devient de l’art". Allôôô ?!?! J’hallucine de voir tous ces ti-jos-connaissants de l’art s’extasier devant les gros de Botero, ces mêmes gens qui souvent reniflent de mépris devant un vrai de vrai gros, d’os et surtout de chair : quelle hypocrisie, bordel !

Le pire, dans tout ça, et ce qui heurte le plus à mon avis, c’est que Botero n’a fait qu’exprimer spontanément l’opinion de la masse. Après, on s’étonnera que la plupart des grosses aient une si piètre estime d’elles-mêmes. Les gros, eux, sont moins touchés par cette lipophobie ambiante : un gros gars, c’est un bétail, c’est un homme fort, c’est du solide, c’est du sécurisant. Une grosse femme, c’est une lâche qui se laisse aller, une cochonne qui fait pas attention, à la limite une bonne copine faire-valoir pour toute femme "normale" (entendre ici : pas grosse) désirant se mettre en évidence.

Croyez-moi, je ne paranoye pas. Quiconque n’est jamais resté coincé dans un tourniquet d’épicerie ou un siège d’avion ne peut pas se figurer ce que c’est qu’être gros. J’en ai assez vu, entendu, lu et surtout vécu pour écrire tout un livre (ce que je pense sérieusement à faire, d’ailleurs) sur l’"ostracisation" des gros en Occident. Mais… rassurez-vous. J’ai –au prix d’efforts acharnés- dépassé le stade où je prenais tout ça de manière intensément personnelle. Je m’offusque encore, certes, et je ne crois pas (voire ne souhaite pas) être jamais capable de cesser de m’offusquer. Mais contrairement à une certaine époque de ma vie, je ne me laisse plus arrêter par mon corps. Le gras m’est moins un boulet qu’il le fut autrefois. J’ai appris à vivre avec ce body qui est le mien, et surtout, j’ai compris qu’il fallait impérativement le respecter.

Visiteurs éventuels de l’expo Fernando Botero… extasiez-vous si vous en avez envie, et… ayez une petite pensée genre "sourire en coin" pour moi. :o)

vendredi 2 février 2007

Un autre exemple...

...partager mes dessins et mes aquarelles !

Posted by Picasa

Pour quoi faire ? Bonne question, Johnny Boy !

Honnêtement ? Pour me défouler, batêche !

Exemple ? Vous pourrez lire très prochainement ma montée de lait à propos du passage de Fernando Botero à "Tout le monde en parle".

Un autre exemple ? Partager avec mes encore hypothétiques lecteurs (y'en a au moins un, entéka !) mes humeurs, quelles qu'elles soient. Les ceuses qui me connaissent un tant soit peu savent déjà très bien que j'ai des humeurs variées, passant allègrement de joyeuse à chiâleuse, sans qu'il n'y ait nécessairement de transition logique entre les deux !

Évidemment, il me faudra un certain temps pour apprivoiser ce petit animal virtuel qu'est Blogger, question d'être efficace, mais... je m'amuse déjà beaucoup à l'idée de cet espace de liberté pour ma plume !

Un blogue, moi ? Noooon ??!?!

Eh ben, eh ben... oui !
Depuis plusieurs jours cette idée me tarabiscote...
Quand ça me tentait vraiment trop je finissais par me dire, "Que voilà une idée futile !", et de n'y plus penser pendant quelques heures... D'autant plus que je n'ai même pas de connection internet à la maison ! Et puis me voilà aujourd'hui, au moins décidée à essayer ça...
.
Y'a tellement de blogues, et surtout tellement de blogues plattes... vais-je en commettre un autre ? Barf. Moi, j'veux écrire, y'a que ça qui motive le présent blogue. Si toutefois il se trouvait des lecteurs avides de mes mots, j'vais pas m'en plaindre, quand même ! :o)
.
Je me présente donc à vous, très succinctement: si dans l'astrologie traditionnelle je suis un Bélier, et que dans l'astrologie chinoise je suis plutôt un rat... dans la vraie vie, je suis un chat ! Comme lui en effet j'ai plus d'une vie, et j'aime dormir autant que me faire caresser (ce qui me fait ronronner, prrrrr). Comme le chat aussi je suis très sensitive, indépendante, joueuse, curieuse, et j'ai tendance à me pousser si on entre dans ma bulle sans invitation... rrraaoû !
.
Alors bienvenue à moi-même sur Blogger, et bienvenue itou aux éventuels lecteurs... Enjoy !