lundi 30 juillet 2007

Citation du jour


"L'espoir signifie avoir des expectatives quand la situation est autrement désespérée."

-Gilbert Keith Chesterton

samedi 28 juillet 2007

R.I.P. ?

Ti-Fou habite (habitait ?) un petit trou sous l'atelier de la cour familiale. On le voit (voyait ?) souvent courir d'un bout à l'autre de la cour, occupé à se remplir les bajoues, qui souvent deviennent (devenaient ?) plus larges que son corps. Il s'est (s'était ?) même pris d'une fulgurante passion pour les fleurs oranges que nous avions artistiquement disposées autour de la balancigne. Au point que nous avons dû les déplacer au péril de les perdre toute la gang. Il rôde (rôdait ?) souvent autour des pattes de Paternel, se promenant gaiement parmi les grands humains qui occupent son territoire. Une fois, nous avons craint le pire: pendant une longue demi-heure, il était là, sur un amoncellement de blocs de béton, à tousser, tousser, tousser comme s'il allait y rester. Peut-être avait-il un hélicoptère (nom commun du fruit de l'érable) pris en travers la gorge ? Il a fini par déglutir avec peine, puis il a respiré un grand coup: il était sauvé !
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Mais là... nous sommes inquiets. Ti-Fou le suisse semble disparu. D'autant plus qu'hier, j'en ai vu un écrapou dans la rue. Alors nous espérons que ce n'était pas lui, qu'il est plutôt terré chez lui à attendre que cette fichue chaleur se calme... Alors svp, tout le monde a une bonne pensée pour Ti-Fou !

vendredi 27 juillet 2007

Multi-Post

Après mûre réflexion, j'ai réhabilité le blogroll et la liste de liens. Il se peut que certains qui y figuraient n’y figurent plus : ne le prenez pas personnel. Rien n’est définitif, ni une mauvaise impression, ni un blogroll. Tout change, tout avance, tout bouge. Quoiqu’il en soit, je vous remercie d’avoir pris le temps de partager votre opinion sur la question, certains de vos propos ont significativement fait pencher la balance.
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Quand je vous dis que les chats sont des merveilles sur quatre pattes… Quand Oscar-le-chat se colle contre un des pensionnaires de la maison de retraite où il habite, il annonce sa mort prochaine. Et il ne se trompe à peu près jamais. Fascinant. On lit ici.
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Paternel, avant de prendre sa retraite, était frigoriste de son métier. Quossé, un frigoriste ? Spécialisé dans tout ce qui s’appelle réfrigérateur, congélateur, air climatisé. Vous me voyez venir ? Eh oui. Il y a quelques années, Paternel a patenté un air climatisé central pour la maison familiale. Je me morfondais d’ailleurs de ce bonheur congelé quand j’habitais à Meuréal, mais là… j’ai juste à monter la rue pour en profiter. Et je ne me gêne pas. Le choc est d’autant plus intense quand on ressort dehors, par contre… Ça et entrer dans un four à pizza, c’est pas mal pareil. Fiouf !

mercredi 25 juillet 2007

Le bonheur ?


Le bonheur, c'est bleu, ça goûte le chlore et ça plisse les doigts.

mardi 24 juillet 2007

La femme de ma vie

Elle s'appelle Éloïse, elle a un an et demi, elle est la fille de Mel et Dave... et pour un de ses sourires, je ferais pratiquement n'importe quoi.

lundi 23 juillet 2007

Dialogue au travers le gras

Ce texte a originalement été publié dans le journal Impact Campus (le journal des étudiants de l’Université Laval) le 26 novembre 1996. Plus d’actualité que ça…
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Avez-vous vécu l’expérience du Dialogue dans le noir ? Si oui, repensez-y, je vous reviens dans un instant. Sinon, voilà : présentée récemment par le Musée de l’humour, cette activité proposait de vous «enlever» la vue, pour ensuite vous faire passer une heure dans la peau d’un aveugle. Vous y êtes ? Bon. Je vous suggère aujourd’hui une expérience connexe : Dialogue au travers le gras. Il s’agit de vous donner une petite idée de la vie quotidienne d’une grosse (et par ailleurs gentille) fille.
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Commençons par le début. Quel que soit votre sexe, fermez-vous les yeux (en fait, lisez ce texte avant). Imaginez ensuite votre corps, et ajoutez-lui graduellement quelques pouces de graisse. Et tant qu’à y être, ne lésinez pas. Ne soyez pas que grassouillet, soyez carrément gros. Maintenant, mettez votre imagination en marche et essayez de prédire vos réactions dans les situations suivantes (je vous offre les miennes en prime !) :
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~ TVA, 18h30, chaque jour de la semaine, Piment Fort. Une bande de mongols à batteries rivalise d’imagination pour trouver des blagues supposément drôles au sujet d’une grosse quelconque. (Une chance pour eux que l’intelligence n’est pas proportionnelle au poids, hein ?)
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~ Fin de journée, un arrêt à l’épicerie. Première étape : le tourniquet. (M. le Fabricant, avez-vous un autre modèle que «client filiforme» ?) Deuxième : la caisse. (J’ai-tu le droit, bordel, de manger des chips sans sentir votre réprobation visuelle, Madame la Caissière ? Avez-vous l’impression que je suis devenue grosse en m’empiffrant de salade ?)
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~ Jeudi soir, entre copains, une soirée au cinéma : «Madame, pouvez-vous-tu t’asseoir au bout de la rangée, s’il-vous-plaît ?» (Coudon, tabarnak, veux-tu que je mette ma chaise de parterre dans l’allée, tant qu’à faire ?)
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~ À la radio : «Nouveau magasin Machin, nous avons des vêtements pour tous : homme, femme, fillette, garçon, détente, sport; on a même un département tailles fortes !» (Hon ! Que c’est don gentil ! Avez-vous aussi un département E.T. ?)
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~ Une fin de semaine magnifique dans un camping qui l’est tout autant, ma copine et moi s’ébrouons dans la piscine. Deux fillettes me regardent avec insistance, lorsque l’une dit à l’autre, très fort : «Eille, chècke la madame, est full grosse !» Et moi de lui rétorquer : «Sais-tu pourquoi est full grosse, la madame ? Parce qu’à mange des p’tites filles mal élevées comme toi… » Dois-je décrire les hurlements et la fuite des petites filles en question ?
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~ Vous ai-je parlé des innombrables gars qui m’ont dit : «Caro, j’t’aime comme amie», ou bedon le très original «Caro, si t’étais un gars, tu serais mon meilleur chum !»… (Le prochain qui me sort une affaire de même, je le trucide !)
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En avez-vous assez ? Moi oui ! Remarquez que d’être grosse n’a pas que des désavantages : le gars qui ose expérimenter sexuellement mon corps n’a pas peur de se crever un œil sur mes côtes. Trêve de plaisanterie, arrêtez-vous deux secondes à ceci : il n’y a pas de graisse dans mon cerveau, et mon état corporel n’affecte en rien mes facultés intellectuelles. Peut-être me croirez-vous paranoïaque, mais non. Je ne fais que constater (et déplorer) : la grosse d’aujourd’hui est condamnée à vivre dans une société atteinte de lipophobie aiguë. Et j’en ai ras-le-cul. À la taille qu’il a, ce n’est pas peu dire.
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Adipeusement vôtre.

vendredi 13 juillet 2007

Mon projet de doctorat

À la demande générale de mon fan-club en délire (euh… disons à la demande récente de Renart), voici les détails de mon projet de doctorat en sciences des religions. Ce texte de présentation sommaire date de 2004, peu avant que la vie m’emmène complètement ailleurs. Je n’ai jamais repris mes études, pour moult raisons, mais mes observations et réflexions sur le thème du vedettariat n’ont jamais cessé, et ne cesseront probablement jamais. Enjoy ! :o)
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La relation entre le chanteur populaire québécois et ses fans : le pontife et ses fidèles ? Une perspective ethno-religiologique
Caroline Guay (tous droits réservés)
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En presque trente-trois ans d’existence, j’ai cru en Dieu… un peu plus de dix minutes. C’était le 6 juillet 2003, vers 22h30, au Centre Bell… un show de Peter Gabriel. Durant toute la pièce Signal to noise, j’ai eu les yeux fermés et la tête renversée vers le ciel (oui, je sais, drôle de posture pour assister à un spectacle). Pendant ces dix minutes que je qualifierais sans trop exagérer d’orgasmiques, j’ai eu la nette impression que je touchais, du bout des doigts, à quelque chose d’inexprimable, mais de résolument… divin. Sacré. Ce fut en ce qui me concerne une véritable expérience mystique –la première et la seule à ce jour. Bien des questions surgirent, après... Pourquoi tant de chanteurs se sont-ils sentis, à un moment ou à un autre de leur carrière, investis d’une mission divine ? Ou bien ont-ils cru que la suite immédiate du monde reposait sur leurs seules épaules ? Accès de mégalomanie aigüe ? Peut-être. Mais peut-être pas. Les fans les plus fans seraient eux-mêmes d’avis que «leur» chanteur est un dieu, et auront vraisemblablement tendance à le traiter comme tel. À force d’être pris pour des dieux, certains se sont peut-être fait prendre au jeu.
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En 2000, l’émission Enjeux (Radio-Canada) diffusait un fascinant reportage intitulé «Ces fans qui aiment trop», où l’on interviewait entre autres quelques personnes (surtout des femmes) profondément attachées à «leur» vedette. Une femme en particulier disait avoir tellement foi en Éric Lapointe que lorsque sa vie allait mal, elle fermait les yeux et demandait intensément au chanteur de l’aider. De la guider. En septembre 2004, le journal culturel Ici Montréal publiait, sous la plume du journaliste Claude André, un article aussi titré «Ces fans qui aiment trop» (décidément…). En fait d’article, il s’agissait plutôt d’un collage de témoignages de chanteurs à propos de leurs «groupies». Je m’étais posé la question en 2000, et je me la pose plus que jamais en 2004 : s’agirait-il d’amour, de «trop» d’amour (si tant est que cela soit possible), ou alors… de foi ? Se pourrait-il que pour certaines personnes la vedette fasse figure de dieu ? Il est indéniablement ardu de répondre à une telle question, et ce n’est pas pour rien que nombre d’auteurs se contentent de quelques analogies par-ci, par-là : démontrer qu’il y a une véritable homologie de structures entre la religion et le star-système est un pari difficile à tenir, et ce n’est pas faute d’y avoir longuement réfléchi. J’en suis arrivée à me dire que je ne me posais peut-être pas les bonnes questions, que je partais peut-être de postulats erronés… Si le chanteur n’était pas un dieu, mais plutôt un lien vers une force supérieure, vers ce «quelque chose de radicalement autre»(1), bref, un pont vers le sacré ?
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En partant de cette hypothèse, il m’a immédiatement semblé plus aisé de faire des rapprochements significatifs, que l’on pourrait résumer très succinctement ainsi : prêtre/chanteur, messe/spectacle, offrandes/cadeaux offerts par les fans, lecture de textes sacrés/écoute de disques… Prenons l’exemple de la prière. On s’adresse souvent aux chanteurs, qui sont somme toute des hommes ordinaires (des humains comme nous, en tous les cas), des demandes qui, elles, sont extraordinaires, dans le sens de «hors du commun» : de l’argent, des emplois, des coups de pouce (pushing) pour percer le milieu, voire de l’aide à la guérison physique… Toutes choses que d’autres demandent à Dieu, ou à la Vierge Marie, ou à un quelconque saint. Un autre exemple de rapprochement peut être visible dans cette anecdote : un homme appelé Louis Mathieu était à une certaine époque le gérant de tournée du groupe américain Red Hot Chili Peppers. Un soir, après un spectacle, deux jeunes femmes déambulent encore dans la salle vide plus d’une heure après la fin du spectacle, et croisant le gérant, lui demande s’il y a encore du matériel promotionnel à vendre, ou quelque chose d’intéressant pour les fans… Ce dernier répond : «Well, il y a là le slip qu’Anthony (le chanteur) a porté durant le show…». Les filles se sont littéralement jetées sur le bout de tissu, se battant presque pour se l’approprier, quand finalement l’une d’elles l’obtient enfin, le lève au-dessus de sa tête, le tord vigoureusement, et «boit» la sueur dégoulinant du sous-vêtement, et dit : «Là, je l’ai vraiment en moi, j’ai une partie de lui en moi !» Ça ne vous rappelle pas un certain rituel de la religion catholique, ça ? Mais au-delà de l’anecdotique, il y a là quelque chose à creuser, à explorer, à investiguer. Il s’agira de démontrer, par cette recherche, que les chanteurs populaires ne sont pas nos nouveaux dieux, mais bien nos nouveaux pontifes, ceux par qui nous pouvons espérer avoir accès au sacré.
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Pourquoi la chanson ? Et pourquoi les chanteurs et pas les chanteuses ? Dans le vaste domaine du vedettariat, où se côtoient nombre de sphères artistiques plus ou moins étanches les unes aux autres (2), il semble que la chanson soit un lieu particulièrement propice à l’échange, à cause entre autres de la chanson en tant que telle, mais aussi du spectacle. Cette communication, Gilles Vigneault la décrit éloquemment : «Quand on écrit des chansons, on écrit des chansons pour se nommer à l’autre, et un peu pour dire qu’on est vivant, qu’on ne veut pas mourir et qu’on veut que l’autre, nous ayant reconnu, nous nomme à son tour.» (3) Et pourquoi les chanteurs ? D’une part pour une raison… statistique. Un premier décompte (et encore, il n’est pas exhaustif) révèle qu’il existe au Québec pas moins de soixante (60) chanteurs actifs (lire ici membres de l’ADISQ), alors que l’on compte un peu plus de trente-cinq (35) chanteuses. D’autre part, il est un tantinet troublant de constater que les plus grandes légendes de l’histoire de la musique populaire sont, à quelques exceptions près, des hommes à la guitare : Elvis Presley, John Lennon, Bob Dylan, Eric Clapton, Jimi Hendrix, Kurt Cobain… et à une échelle plus locale, Éric Lapointe, Roch Voisine, André «Dédé» Fortin, Jean Leloup… Finalement, on peut se demander –et c’est là une piste éventuelle à explorer- s’il n’y aurait pas un lien avec le fait que les pontifes des religions dites traditionnelles sont presque exclusivement des hommes.
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Après la lecture de plusieurs biographies de chanteurs mythiques, ainsi que le visionnement de nombreuses Musicographies, le pôle «chanteur» de la problématique est de mieux en mieux précisé; il semble même possible, à ce stade-ci de la recherche, d’identifier une forme de schéma de carrière que plusieurs artistes auraient en commun. Là où l’information se raréfie, c’est à propos des fans, spécifiquement. Oh, il y a bien dans les biographies quelques passages décrivant le comportement de fans hystériques ou de groupies compulsives (4), mais rien sur ce qui m’intéresse pour la validation de mon hypothèse de travail, c’est-à-dire le mode de fonctionnement d’une interdépendance précise –parce que bien sûr, sans public, le chanteur populaire n’existe pas. La prochaine étape de la recherche consistera donc à rencontrer individuellement une quantité suffisante de groupies pour arriver à en tracer un portrait réaliste, et pour mieux documenter cette relation spéciale. Il s’agira ensuite d’observer in situ cette relation, afin de parvenir à confirmer –ou infirmer- l’hypothèse de départ, soit que le star-système et la religion ont bien plus de points communs qu’on ne pourrait le croire, et qu’il existe véritablement là une homologie de structures.
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(1) Guy Ménard, Petit traité de la vraie religion; à l’usage de ceux et celles qui souhaitent mieux comprendre le XXIe siècle, Montréal, Liber, 1999. On peut se procurer cet inspirant bouquin ici.
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(2) Il n’est pas rare, en effet, de voir un humoriste devenir animateur ou chanteur, ou encore un chanteur devenir comédien, voire un lecteur de nouvelles devenir humoriste…
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(3) Gilles Vigneault et Luc Lacoursière, La chanson comme miroir de poche, Outremont, Lanctôt, 2000, p. 38.
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(4) Il est à noter qu’il faudra établir une terminologie plus adéquate pour la suite des choses. Le mot «fan» est trop général en regard du comportement… «dévot» que je cherche à mettre en lumière; le terme «groupie», quant à lui, a une connotation péjorative évidente, sans compter qu’en anglais, il désigne plutôt les femmes qui couchent systématiquement avec les chanteurs et musiciens.

jeudi 12 juillet 2007

Mandala à l'eau salée

Libère-toi

mercredi 11 juillet 2007

Un autre questionnaire de Caro.G !

Pour faire ça simple, disons que je tague tous ceux qui ont envie de remplir le questionnaire, et je ne tague pas tous ceux qui en ont marre des questionnaires ! ;o)

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~ Deux de vos habitudes que les autres seraient étonnés d’apprendre ?Hum… 1. Je lave mes bas à part de tout mon autre linge. Parce que les pouèls m’écoeurent, et comme je marche souvent nu-bas, mes bas se ramassent plein de pouèls, justement, pis je ne veux surtout pas ces pouèls sur mon autre linge !
2. Il m’arrive de manger une toast au beurre de pinottes… avec de la mayonnaise. C’est mon père qui mange ça, et qui me l’a montré quand j’étais floune. Chaque fois je trouve que ça goûte mon enfance. (non, ne me parlez pas de mon foie !) ;o)
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~ Deux choses que vous ne feriez jamais, même en échange de beaucoup d’argent ?
1. Mettons qu’une compagnie quelconque aurait besoin d’un de mes chats pour on ne sait quelle raison et m’offrait un bon motton, sans que je saches ce qu’il adviendrait de ma bebitte : jamais.
2. Me taire.
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~ Deux bruits que vous détestez à mort ?
1. L’alarme des détecteurs de fumée
2. Les mufflers tapageurs
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~ Une question que vous aimeriez poser à Dieu (en supposant qu’Il existe, on jase, là !) ?Pourquoi l’injustice ?
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~ Hollywood vous offre le rôle titre dans un remake de votre choix. Lequel ?
Wednesday, dans The Addams Family
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~ L’artiste avec qui vous aimeriez passer 24 heures ? Pourquoi et qu’est-ce qu’il y aurait sur votre programme ? Devinez ? Peter Gabriel !!! Pourquoi ? Parce que c’est à mon sens l’un des plus grands artistes que la Terre ait jamais portée. J’aimerais bien sûr jaser longuement avec lui, surtout du processus de création, comment lui viennent ses idées, ses mélodies, ses concepts de vidéos. Je voudrais surtout avoir l’occasion de faire ma voyeuse, un peu, et de voir comment il se comporte avec ses fans et dans la vie en général. Bref, m’adonner à mon sport préféré : l’observation participante.
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~ Votre top-3 du genre p’tit-film-de-fillles-cucul-la-praline ?1. «La vérité à propos des chats et des chiens» (aussi connu sous les titres «Un chien dans un jeu de filles» et «Entre chiens et chats»), avec Janeane Garofalo, Uma Thurman et Ben Chaplin
2. «French Kiss», avec Meg Ryan et Kevin Kline
3. «Pour le pire et pour le meilleur», avec Helen Hunt et Jack Nicholson
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~ Vous avez la possibilité de créer une fondation; à quelle cause la consacrez-vous ?À aider les femmes seules pauvres. Beaucoup d’aide est disponible pour les femmes seules avec enfants, et c’est tout à fait NORMAL. Par contre, une femme seule sans enfants ne mérite pas beaucoup d’attentions. Par exemple, elle n’a aucune possibilité d’espérer habiter une coopérative (à moins de la fonder elle-même). Et quand elle a le courage de piler sur son orgueil et de se présenter dans une banque alimentaire, il arrive qu’elle se fasse répondre qu’on ne peut pas grand-chose pour elle, vu qu’elle n’a qu’une seule bouche à nourrir. C’est ben plate, mais la pauvreté est terrible à vivre pour tout le monde, même pour les femmes célibataires sans enfants. Alors je mettrais les sous de la fondation à profit pour aider celles qui ont des projets de vie stimulants et réalisables.
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~ Une opinion qui ont tendance à étonner les autres quand vous les émettez ?
Les filles dans un char de police : je ne suis pas d’accord. Deux filles dans un char de police ? Je suis encore moins d’accord ! Surtout quand elle mesure moins de cinq pieds, comme une toute nouvelle policière que la Ville de Lévis vient d'engager (juste derrière le chef et la mairesse):

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~ De quelle toile aimeriez-vous que le peintre vous parle pendant des heures ?«I and the village», de Marc Chagall. J'ai un poster de cette oeuvre qui orne mes cuisines depuis plus de 13 ans, et je ne me tanne pas. Et mes p'tites cousines non plus. On peut en parler longuement sans se lasser...

lundi 9 juillet 2007

Multi-Post

Revu hier soir avec beaucoup de plaisir (et les inévitables débordements lacrymaux) le très beau film La cité des anges. À ma connaissance le dernier film de Meg Ryan qui ait connu du succès, et aussi l'un des derniers où elle a encore l'air d'un humain et non d'une vulgaire poupée botoxée. J'ai fini ma soirée les yeux pochés et le coeur un peu fucké... Un peu à cause de la troublante ressemblance entre l'Ancien Amant à l'époque où je l'ai connu et Nicolas Cage dans ce film... M'enfin.
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Je n'en reviens pas de la paix que j'ai dans ce logement: plus de portes qui claquent, plus de morceaux de plancher collés aux pieds (les tuiles du plancher de mon ancien logement tombaient littéralement en ruine), plus de la voix tonitruante du chum verbo-moteur de ma voisine d'en bas, plus d'odeur de cigarette, plus de hurlements de pré-ado en crise hormonale, plus de grondement d'hélicoptère et d'odeurs délétères du gros Z-28 de mon voisin, parké juste sous mes fenêtres. Bref: la joie.
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Et voici comme promis quelques images des mes guédailles d'amour.
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D'abord, Wati dite la vieille-grosse-toutoune, qui va avoir six ans le 14 juillet prochain:


Puis, la bien nommée Fripouille, dite la morue poilue, qui a eu 4 ans le 14 février dernier:



samedi 7 juillet 2007

7

Eh oui, le 07/07/07.
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J’aime le chiffre 7. Et ma vie aussi, ces temps-ci :
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Je viens d’emménager dans mon septième logement, qui a dans son adresse un 7 (adresse qui est par ailleurs l’année de ma naissance), qui me coûte par mois 77 $ de plus que le logement précédent, où j’ai emménagé le septième mois de l’an 2007, et qui compte 7 fenêtres.
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Non, je ne vous ferai pas l’historique du chiffre magique, mais plutôt vous parler de mon nouveau maison.
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En vrac :
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~ Je n’y habite que depuis 7 jours (ah ha !), et je me sens comme si j’y étais depuis des années. La première nuit, j’ai dormi comme un bébé, malgré tous les nouveaux bruits et les vocalises félines. Et je dors toujours comme un bébé, ce qui constitue un exploit dans mon cas, qui suis plutôt du genre à aller voir mon ami de porcelaine (clin d’œil à Val) au moins une fois par nuit… sans compter que je gigote tellement en dormant que je me réveille moi-même !
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~ Quiconque n’a pas été privé de laveuse/sécheuse pendant six ans ne connaît pas la jouissance du lavage chez soi.
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~ En entrant dans ma salle de bain, la première fois, j’ai trouvé la clé de la porte de la dite salle de bain dans l’armoire. Une vieille vieille clé. J’ai une fascination étrange pour les vieilles clés, même que j’en ai eu une sur mon «set» de clés pendant des années. Je l’avais finalement offerte à quelqu’un, dans un geste symbolique qui n’a probablement pas été compris… mais c’est une autre histoire. Alors je tombe sur cette clé, et je me dis : c’t’un signe ! Je l’ai mise sur mon set de clés, comme l’autre avant. Et si quelqu’un s’enferme dans la salle de bain pendant que je n’y suis pas, ben… bonne journée ! ;o)

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~ À mon grand étonnement, c’est Fripouille qui s’est aventurée la première dans les escaliers. Ni l’une ni l’autre n’avait vu d’escalier de leur vie, et pourtant la Fripouille a descendu ça comme si elle le faisait tous les jours depuis sa naissance. Pour Wati, par contre, ça été un peu plus rough. Elle a mis deux jours à descendre, et il a fallu que je le fasse avec elle, à grands coups de gratouilles et d’encouragements affectueux… et j’ai compris pourquoi. Elle en a peur, de l’escalier. C’est qu’elle est un peu custom, ma grosse Wati (15 livres), et elle a un peu de misère à descendre son gros derrière dans les marches plutôt étroites. Ça va mieux en montant qu’en descendant, mettons. Et comme elle est en général incapable de se trouver loin de moi plus de quinze minutes, ça va lui faire faire du cardio, à elle aussi !

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~ Je vais commencer bientôt une nouvelle chronique sur ce blogue : «Réflexions du coin de la galerie». Je jouis en effet d’un beau p’tit coin de galerie, autre chose dont j’ai été privée depuis plus de six ans, et j’y ai déjà passé assez de temps pour mesurer tout l’intérêt de la chose. C’est fou c’qu’on peut entendre de sa galerie...
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~ Grâce à cette galerie, d’ailleurs, je vais renouer avec un plaisir qui me faisait un peu peur : le BBQ. Je n’ai pas peur du BBQ, en fait, mais plutôt de l’allumage du BBQ. Fouillez-moi pourquoi, j’ai toujours crainte que ça explose. Ça fait bien rire ma gang, d’ailleurs, cette drôle de peur. Mais là, Paternel m’a donné le BBQ de camping qu’on traînait avec nous du temps qu’on faisait du Winnebago, et je me sens prête à essayer de l’allumer moi-même. C’est tellement p’tit, j’me dis, si ça explose, ça fera pas trop de dégâts ! Alors à nous mes fabuleuses patates au pesto, les steaks grillés à point, les filets de porc miel et moutarde, les papillotes de savoureux légumes… menoum !
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~ Je m’en vais négocier l’emprunt du nouveau kodaknumérik, et je vous prépare un reportage-photo complet ! :o)

mercredi 4 juillet 2007

Blogbilan

(avec deux jours de retard, mes boîtes vous demandent pardon)
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C’est curieux, cette impression que lors de toutes ces petites anecdotes que je raconte, vous n’étiez pas là et pourtant vous y étiez. Vous m’accompagnez partout. Je ne vis ces choses que pour vous les raconter. Si vous ne lisiez pas ceci, je ne le vivrais pas. J’écris pour ne pas perdre la mémoire; vous m’aidez à me souvenir de tout. Ma vie serait encore plus inutile sans vous.
Frédéric Beigbeder
L’égoïste romantique

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Je savais déjà, pour l’avoir intensément expérimenté, que le virtuel peut parfois chambouler le réel. Ce que je ne savais pas, c’est que j’allais prendre autant de plaisir à bloguer et à fréquenter mes blogues préférés.
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Affirmer que je n’avais aucune attente en commençant à bloguer serait un mensonge éhonté. Les énoncer clairement, ces attentes, serait par contre plutôt malaisé. On aura beau claironner qu’on ne blogue que pour soi… si c’était vraiment le cas, on se contenterait de remplir son journal intime, le seul lieu possible d’une vraie discussion entre soi et soi. Si je blogue, moi, c’est autant pour m’exprimer que pour être lue. Et, je n’ai pas de fausse pudeur à l’admettre, avec l’espoir d’être appréciée. Oui, l’humain besoin d’être aimé.
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J’ai mis quelques semaines à me familiariser avec les us et coutumes de la blogosphère. Après cinq mois de fréquentation assidue de cet univers particulier, je crois en avoir assez bien cerné les frontières, les limites et les possibilités. Il ne faut pas jouer l’autruche : plusieurs blogues sont ennuyants comme la pluie. Certains sont même à la limite du soporifique. Ça ne les empêche pourtant pas de figurer à d’enviables positions sur les nombreux palmarès-blogues. Pourquoi ? Ma seule hypothèse, c’est que le monde ordinaire aime lire le monde ordinaire, et se reconnaître dans sa vie ordinaire. Ça sécurise un max de constater qu’on n’est pas seul à mener une vie banale. Parce que, ne nous leurrons pas, la blogosphère est un miroir de l’ordinaire. Et c’est bien ainsi. Je considère que tout le monde a le droit de s’exprimer, même si c’est pour énoncer des platitudes sans intérêt. Et même si c’est pour éructer des propos stupides, offensants, frustrants et/ou insignifiants. Si on reconnaît le droit à tous de s’exprimer, il faut être conséquent et laisser à chacun le droit de manier la plume comme il l’entend. La blogosphère donne de l’importance à des gens et des propos qui autrement n’en n’auraient pas. Je ne suis pas encore arrivée à déterminer si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle. Le seul choix que nous avons, c’est de ne pas lire. Et ça, je ne m’en prive pas.
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Il en va du blogue comme de la vie : on a beau s’imaginer protégé par la barrière de l’écran, par l’illusion de la virtualité, chaque blogueur n’est rien d’autre que lui-même. Une personne qui tente de vivre en respect de ses principes et ses valeurs risque de reproduire les mêmes règles (entre autres de civilité) qu’elle respecte dans le «réel». Inversement, un être irrespectueux dans la vie a bien peu de chances de devenir le roi de la politesse sur le net. Si un effronté méprise en général l’étiquette et les conventions de la vie sociale, n’allez pas vous imaginer qu’il en sera autrement sur son blogue (et celui des autres). La blogtiquette est un concept dont certains n’ont jamais entendu parler, et en entendraient-ils parler qu’ils s’en crisseraient éperdument. Inutile de vous préciser que je ne lis pas ces gens. Et parlant de blogtiquette : quand je prends le temps de laisser un commentaire chez quelqu’un, je m’attends à un minimum de politesse, comme quand je souris à quelqu’un dans la rue ou que je retiens une porte pour éviter que le nez de la personne qui me suit ne s’y fracasse. Un p’tit bonjour, un p’tit sourire, une quelconque réaction qui m’indique que ma visite n’est pas passée dans l’beurre. J’espère aussi, souvent en vain, une visite de courtoisie chez moi, ou un commentaire de politesse, appelez ça comme vous voulez. Bref, un minimum de savoir-vivre, tsé ? Parce que moi, les commentaires des gens qui me lisent m’importent énormément, quels qu’ils soient. Le feed-back me semble essentiel si on cherche vraiment à communiquer avec autrui. Je ris au nez de blogueurs qui me diront le contraire : ils seraient les premiers à se taper une crise d’angoisse aigüe si les commentaires cessaient chez eux du jour au lendemain. Mais bon… j’imagine que ces blogueurs préfèrent le monologue à l’échange réel. Grand bien leur en fasse, mais je ne serai pas au nombre de leurs lecteurs béats. Ces considérations excluent bien entendu les blogueurs-vedettes, qui eux, on s’en doute, n’ont que peu de temps et/ou d’intérêt pour répondre (encore moins visiter) la plèbe qui afflue sur leur blogue. Je lis quelques-unes de ces stars du net (il y en a même une qui figure sur mon blogroll), mais en général ces vedettes m’ennuient profondément. Comme les vedettes dans la «vraie vie», d’ailleurs.
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Et comme dans la vie, plusieurs se complaisent dans le name-dropping et le lichage d’autrui. Pour les identifier, il n’y a qu’à consulter leur blogroll : tous les «grands noms» de la blogosphère y sont déclinés. Mon blogroll n’est pas accessible à n’importe qui, si populaire soit-il sur les palmarès. J’ai une vision de la chose qui élimine au départ bon nombre d’aspirants, car je ne lis pas les blogues où pullulent les fautes, non plus que ceux dont le propos tient plus du délire qu’autre chose. Et que personne ne s’en offense, mais les blogues de professeurs et de mamans à la maison : ch’pus capabbbb ! (pardonne-moi d’avance, Valérie-Ann, tu es l’exception qui confirme la règle). Sachez donc que pour se mériter l’infime honneur (ouch !) de figurer sur mon blogroll, il faut me faire rire, et/ou me faire réfléchir, et/ou me stimuler intellectuellement, m’émouvoir et/ou bousculer gentiment certaines de mes idées reçues, me brasser allègrement les certitudes. Bref : ne pas me laisser indifférente. J’ai une sainte horreur de l’indifférence, tant de ma part qu’à mon égard.
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Ce que je voulais surtout vous dire, bien-aimés lecteurs, c’est que depuis maintenant cinq mois j’écris ici… je vis ici. Et qu’en si peu de temps, ce geste de lancer dans la mer virtuelle mes petites bouteilles en verre coloré m’est devenu essentiel. La satisfaction d’écrire et le plaisir de se savoir lue sont inestimables. Et vous lire m’apporte une joie que je ne peux décrire. Et que dire de vous rencontrer…
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Merci d’être là jour après jour, et merci de prendre le temps de me dire le fond de votre pensée, quelle qu’elle soit. Merci d’être là, tout simplement. Et rendez-vous au deux-centième ! :o)